Pourquoi les forêts intactes sont si importantes
« Les forêts aident à freiner le réchauffement de la planète car elles emmagasinent de grandes quantités de carbone. Elles contrôlent les inondations, purifient l’eau, recyclent les nutriants et le sol, et déterminent ainsi la production de nourriture pour des milliards de personnes. Elles abritent également un éventail incroyable d’organismes vivants sur lesquels repose la vigueur de systèmes naturels et qui fournissent le matériel génétique de nouveaux produits de grande valeur. » (Global Forest Watch: Canada’s Forests at a Crossroads, World Resources Institute, 2000, p. 9, traduction libre) De fait, les forêts boréales du Canada ont une plus grande valeur intactes qu’abattues. Elles emmagasinent 67 milliards de tonnes de carbone, véritable « compte bancaire » pour le futur de la Terre qui vaudrait 3,7 billions de dollars, estime un rapport intitulé « Counting Canada’s Natural Capital: Assessing the Real Value of Canada’s Boreal Ecosystems » (Chiffrer le capital naturel du Canada : Évaluer la vraie valeur des écosystèmes boréaux du Canada). Selon le rapport, chaque hectare de forêt (à l’exclusion des tourbières et des marécages) génère l’équivalent de 51,24 $ par année sur la base des données de 2002. Selon ce que coûte aux assureurs du monde entier l’augmentation des émissions de carbone mondiales, la quantité de carbone absorbée et ainsi neutralisée par les arbres des régions sauvages du Nord canadien aurait une valeur commerciale de 54 $ la tonne. Même si cette richesse n’est pas exploitée, moins de 10 % de la forêt boréale est protégée contre l’exploitation industrielle par les lois fédérales ou provinciales. (The Gazette, Montréal, le 25 novembre 2005)
« Les forêts du Canada abritent également une variété remarquable de plantes, d’animaux et de micro-organismes. Elles servent de refuge aux caribous des bois, grizzlys, loups et autres grands mammifères qui occupaient autrefois de vastes étendues à l’échelle du continent. Sur les 140 000 espèces estimées au Canada, seulement la moitié d’entre elles étant classifiées, environ les deux tiers de ces espèces vivent dans les forêts ou dépendent d’un habitat forestier. De nouvelles espèces sont constamment découvertes; des scientifiques ont récemment identifié 60 nouvelles espèces d’insectes dans le couvert de forêts anciennes de la Colombie-Britannique. » (Global Forest Watch: Canada’s Forests at a Crossroads, World Resources Institute, 2000, p. 13, traduction libre)
« Au-delà de toute considération pratique, il existe un réel besoin esthétique et spirituel de tout simplement savoir qu’il reste encore sur cette planète surpeuplée des endroits éloignés et sauvages. Ce besoin se reflète par exemple dans les sommes importantes que de nombreux touristes paient pour visiter de tels endroits. Mais pour bon nombre de ceux qui ne les verront jamais, les plantes et les animaux sauvages, ainsi que les forêts qui les abritent, ont un droit d’existence inaliénable. À titre d’espèce la plus puissante sur Terre, nous avons certainement la responsabilité d’assurer leur survie. » (The Last Frontier Forests: Ecosystems and Economies on the Edge, World Resources Institute, 1997, p. 10, traduction libre)







