La forêt boréale du Québec
La forêt est un patrimoine collectif pour lequel la population du Québec manifeste un profond attachement. Au Québec, sous la limite nordique de coupe forestière, la forêt boréale constitue 72 % du territoire forestier; au début des années 1990, environ 15 % de ces forêts étaient encore vierges en raison du fait qu'il n'y a aucun accès terrestre (Rapport de la Commission Coulombe, 1994. p. 13 et p.57). En 2010, on estime que moins de 10% de la forêt boréale commerciale demeure intacte (vierge). La forêt boréale canadienne comprend huit des dix plus grandes forêts intactes continues au monde (Greenpeace International, 2005).
Écologie et biodiversité
Les trois quarts de la forêt boréale sont composés de conifères (par exemple l’épinette noire et le sapin baumier) et l’autre quart de feuillus (comme le bouleau blanc et le peuplier faux-tremble). Des 70 espèces de mammifères terrestres répertoriées au Québec, on en trouve plus de 30 en forêt boréale, dont la martre d’Amérique, qui a besoin de vieilles forêts de conifères pour vivre, l’orignal, plutôt présent dans les secteurs où poussent des feuillus, et le caribou forestier, dont la population vulnérable est en déclin au Québec. En outre, la moitié des quelque 300 espèces d’oiseaux nicheurs du Québec fréquentent la forêt boréale. Plusieurs sont même typiques de cet écosystème, notamment le mésangeai du Canada et le tétras du Canada, un proche parent de la gélinotte huppée.
Aires protégées
Les aires protégées au Québec couvrent une superficie réprésentant 8,12% de son territoire. En forêt boréale commerciale, approximativement 6,04% du territoire est protégé (MDDEP, 2009).
Nations autochtones
Une vingtaine de communautés autochtones vivent en forêt boréale. Pour les Montagnais, les Cris, les Atikameks et les Algonquins notamment, ce milieu constitue une source de savoirs traditionnels et un lieu de pratiques ancestrales. D’après l’Institut de développement durable des Premières Nations du Québec et du Labrador, les Premières Nations ont besoin de la forêt pour vivre, conserver leurs langues, leurs cultures et leurs connaissances traditionnelles, et asseoir leur développement social et économique.
Activités industrielles
Une importante partie de la forêt boréale québécoise au sud du 52e parallèle (environ 70 %) est déjà allouée à l’industrie forestière sous forme de contrats d’aménagement et d’approvisionnement forestier (CAAF) . Dans cette écozone, les principaux changements anthropiques (causés par l’humain) résultent des coupes à blanc, quoique la construction de réservoirs et de routes est également responsable de changements substantiels. (Global Forest Watch Canada, 2006. Récents changements anthropiques observés dans les écozones de la forêt boréale nordique, de la taïga australe et des plaines hudsonienne du Québec. p.47.)
Selon le Conseil de l’industrie forestière du Québec, la production québécoise de pâtes et papiers s’est élevée à 9 814 milliers de tonnes métriques en 2004, soit une augmentation de 27 % depuis 1990. (www.cifq.qc.ca/html/francais/pates_papiers/statistiques.php)







